8. Avez-vous des hésitations ou des appréhensions quant à la capacité de la personne souffrant de problèmes de santé mentale d’habiter dans un logement autonome? Si oui, quelles sont-elles et pourquoi? 2016-11-10T08:55:06+00:00

Projet CÉRRIS Forums Thème 5 : Logement autonome 8. Avez-vous des hésitations ou des appréhensions quant à la capacité de la personne souffrant de problèmes de santé mentale d’habiter dans un logement autonome? Si oui, quelles sont-elles et pourquoi?

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  • admin_cerris
    Admin bbPress
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    #4102 |

    Enjeux de stigmatisation

    Question 8 :

    Avez-vous des hésitations ou des appréhensions quant à la capacité de la personne souffrant de problèmes de santé mentale d’habiter dans un logement autonome? Si oui, quelles sont-elles et pourquoi?

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    Zuki
    Participant
    Post count: 2

    Je n’ai aucune hésitation si cette personne a le soutien et les services nécessaires en temps opportun, tel un logement supervisé, l’échange entre pairs vivant des problématiques similaires, un lieu communautaire pour échanger et socialiser.

    admin_cerris
    Admin bbPress
    Post count: 125

    Nous vous remercions pour votre intervention sur notre forum.

    En effet, les bonnes pratiques nous démontrent que les solutions à considérer pour favoriser le rétablissement d’une personne doivent provenir, entre autres, de sa communauté afin d’y favoriser son intégration pleine et entière. Le recours a un appartement autonome est un élément majeur dans la reprise de son pouvoir sur sa vie. Voilà pourquoi le logement autonome, en milieu régulier est privilégié.

    Pour les personnes ayant d’autres besoins au niveau de l’autonomie résidentielle, il est important d’offrir le niveau de soutien adéquat (Suivi intensif dans le milieu – SIM, Suivi d’intensité variable – SIV, ou suivi plus léger). Avec ce soutien, les personnes peuvent occuper un appartement autonome dans la communauté et ce, sans aucune hésitation. D’ailleurs, certaines recherches démontrent que plus de 94% d’entre eux réussissent à vivre en logement autonome dans leur communauté (extrait d’une entrevue avec Rick Goscha, question #4, dans dossier web thématique Approche par les forces).

    À noter que les différents types de suivi dans la communauté (SIM, SIV, plus léger) privilégient l’approche par les forces, l’intégration dans des lieux communautaires de socialisation et de loisirs hors des services dédiés à la clientèle atteinte de maladie mentale, des liens avec les membres de l’entourage (familles, personnes significatives, voisinage, etc.), le soutien d’un pair-aidant et les échanges entre pairs, etc. Ces pratiques sont parties intégrantes de l’approche axée vers le rétablissement actuellement privilégiée partout dans le monde pour les personnes atteintes de maladie mentale. Voir nos dossiers web thématiques sur le Rétablissement et les Services axés rétablissement ainsi que sur les Familles et le Soutien entre pairs.

    Aussi, afin de poursuivre cette réflexion, nous vous invitons à visionner la capsule vidéo que nous avons réalisée sur le thème du Logement autonome et à consulter notre dossier web thématique sur le Logement autonome.

    Zuki
    Participant
    Post count: 2

    Il y a un programme gouvernemental via la SHQ : AccèsLogis, Volet III qui, en principe, s’adresse à des personnes qui ont des besoins particuliers (santé mentale, autisme, déficience intellectuelle, toxicomanie, itinérance, etc…) Le problème c’est que ces logements sont en nombre insuffisant et souvent le soutien avec services (obligatoires sous le Volet III) est inexistant ou déficient. Il est malheureux que ce programme ne soit pas mieux encadré, trop souvent certains organismes qui utilisent ce programme choisissent une clientèle qui n’a pas de besoins particuliers pour ne pas offrir de services. C’est malheureux.

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