2. Quel impact l’utilisation du soutien par les pairs (témoignage de rétablissement, entraide mutuelle, pair aidant) a sur le reste de l’équipe d’intervention ? Qu’avons-nous à apprendre de différent ? 2016-04-22T14:11:22-05:00

Projet CÉRRIS Forums Thème 3 : Pairs aidants et soutien entre pairs 2. Quel impact l’utilisation du soutien par les pairs (témoignage de rétablissement, entraide mutuelle, pair aidant) a sur le reste de l’équipe d’intervention ? Qu’avons-nous à apprendre de différent ?

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  • admin_cerris
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    #650 |

    Apport du soutien par les pairs dans un service axé rétablissement

    Question 2 :

    Quel impact l’utilisation du soutien par les pairs (témoignage de rétablissement, entraide mutuelle, pair aidant) a sur le reste de l’équipe d’intervention ? Qu’avons-nous à apprendre de différent ?

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    chad chouinard Pair Aidant et personne en rétablissement
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    Selon mon expérience de vie avec la maladie mentale et la toxicomanie, l’entraide entre Pairs m’a été tres salutaire au niveau de mon rétablissement et de ma reprise de pouvoir sur ma vie. L’autre qui a vécu un savoir expérientiel et un vécu de souffrance où il à réussit à se sortir de son mal de vivre existentiel en lien avec la maladie, donne l’espoir et le courage d’un mieux-être et mieux-vivre individuel et collectif de par son exemple de relèvement.
    Dans la littérature, les groupes d’entraides mutuelles donnent une continuité et une stabilité à maintenir un mode de vie de santé globale favorable à l’auto-gestions d’un problème difficile à composer seule au quotien… Car seul on va vite, mais ensemble on va plus loin. Les plus belles réussites de rétablissement soit en santé mentale ou toxicomanie vient de l’effet de soutient de groupe qui permet de tisser des liens plus significatif et affectif, car l’outil par excellence en rétablissement est la chaleur humaine. Dans mon expérience de vie, sans l’entraide mutuelle je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui un personne en rétablissement avec un réseau social aidant et aimant. Dans mon expérience d’intervenant en toxicomanie en maison de thérapie, j’ai réalisé qu’un ex-toxicomane et intervenant est le le mieux place pour aider un autre toxicomane qui souffre encore. Depuis mon implication en santé mentale, j’ai constater que le même phénomène d’identification et d’espoir par les pairs, car pour ma part la toxicomanie est un problème de santé mentale et vice-versa en terme de santé globale.

    Myreille Bédard (équipe CÉRRIS)
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    Merci Chad pour ce témoignage très éloquent sur ce qu’apporte le soutien par les pairs pour les personnes en rétablissement. Par aileurs, j’aimerais savoir, comme le dit la question, quel en est l’impact sur les autres membres de l’équipe d’intervention qui ne sont pas pairs aidants et qui n’ont donc pas fait le même cheminenment que le tien. Est-ce que tu as pu observer des choses ou entendre des commentaires d’intervenants à ce propos?

    chad.gc
    Participant
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    En fait, le savoir expérientiel est essentiel pour les personnes en rétablissement et pour l’emsemble de l’équipe dont fait parti le pair aiodant.
    C’est un savoir complémentaire aux autres déjà existant, car l’utilisation du vécu de façon judicieuse de la maladie et du rétablissement de la part du pair aidant à ses collègues permet de comprendre certains aspects de la maladie de l’intérieur qui peut venir ajuster une intervention de part son aspect intrinsinque que peut vivre notre clientèle à composer avec certains symptômes qui peuvent être difficile parfois à rationnaliser. Ex: la composante unique d’une psychoque peut comporter des perceptions erronnées quand c’est analyser de l’extérieur. Souvent la meilleur façon de décrire une psychose de façon accessible à tous est l’exemple suivant: Quand on fait un cauchemar la nuit… nous sommes persuader que c’est véridique jusqu’au moment du réveil…
    Bref, c’est la même chose pour la psychose sauf, il n’y a pas de reveil et des fois ça peut durer sur une longue période de temps…jusqu’à l’introduction d’un traitement médicamenteux qui fonctionne bien pour la personne…Et que la personne peut alors faire la différence entre le réel et le non contacte avec la réalité qu’une psychose peut causer. Alors, le fait de partager ça avec le personnel soignant ça aidant à mieux composer avec la notion des symptômes négatifs de la maladie. Faire comprendre à l’équipe que l’isolement est le plus grand ennemi pour une personne au prise avec un problème de santé mentale peux favoriser l’utilisation du rétablissement de groupe et de l’entraide mutuelle. En terminant, l’apport expérientiel du pair aidant dans les interventions auprès des personnes en rétablissement oriente un meilleur plan de soins pour la personne cerné en ce sens. Plusieurs études à travers le monde on démontrer la plus value des pairs aidants dans les équipes cliniques et l’implication des usagers dans le réseau de la santé comme étant une approche orienter vers le rétablissement et la pleine citoyenneté considérer jusqu’a maintenant comme étant dans les meilleures pratique en santé mentale et globale.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 3 mois par  chad.gc.
    admin_cerris
    Admin bbPress
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    Réflexion d’une équipe SIV suite au visionnement de la capsule Pair Aidant et la discussion dirigée proposée par le guide accompagnateur :

    Présentement, comme l’équipe n’a pas de pair aidant, nous ne pouvons utiliser ce type de soutien et ne pouvons commenter sur l’impact dans nos interventions. Toutefois, ce que les témoignages de pairs aidants sur le rétablissement ont inspiré aux intervenants est le respect du cheminement de la personne et une leçon d’humilité devant ce dernier. Les intervenants sont mitigés devant la divulgation de leur propre vécu expérientiel mais tous s’entendent pour dire que cela dépend des sujets.
    Extrait repris d’un texte de Marie-Eve Dargis pour les équipes SIV des RLS de la Pointe-de-l’Île et de St-Léonard-St-Michel

    Réponse de l’équipe CERRIS-CNESM :

    Merci beaucoup Marie-Eve pour votre réflexion qui nous amène à réfléchir sur deux aspects importants.

    1. En effet, il est vrai que peu de pairs aidants sont actuellement assignés aux équipes SIV. Cela dit, il nous apparaît important que les équipes établissent des collaborations avec des partenaires qui offrent ou pourraient offrir ce service et ainsi, favoriser sa contribution (pair aidant SIM ou du CIUSSS, pair aidant en milieu de toxicomanie, pair aidant en milieu communautaire, etc.).

    2. Aussi, dans tous les documents clés sur l’implantation de services axés rétablissement, les témoignages/histoires de rétablissement sont des documents «Phares» essentiels. Pour les personnes en rétablissement, pour les membres de l’entourage, pour les intervenants/gestionnaires, pour tous citoyens, les témoignages et histoires de vie permettent le retour vers l’essentiel et vers la profonde ressemblance et individualité des êtres humains. Les témoignages ont la puissance de réduire le fossé entre le «nous» et le «eux». Ils sont essentiels. Dans une réflexion sur l’implantation de services axés rétablissement, à la question Par où commencer ? Geoff Shepherd, spécialiste consultant en matière d’implantation des pratiques axées rétablissement (ImROC, UK), nous a mentionné : «Commencer par les histoires. Elles touchent les gens, les rassemblent vers une même cause, ramènent à l’essentiel et à pourquoi nous sommes tous là.»

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 1 mois par  admin_cerris.
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