10. En tant que membres de l’entourage (famille et personnes significatives), quelles sont vos attentes envers l’organisation en tant que partenaires? 2016-08-29T14:05:44+00:00

Projet CÉRRIS Forums Thème 4 : Familles et personnes significatives 10. En tant que membres de l’entourage (famille et personnes significatives), quelles sont vos attentes envers l’organisation en tant que partenaires?

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  • admin_cerris
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    #3949 |

    Les membres de l’entourage comme partenaires de l’organisation

    Question 10 :

    En tant que membres de l’entourage (familles et personnes significatives), quelles sont vos attentes envers l’organisation en tant que partenaires?

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    Danielle
    Participant
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    Que l’équipe traitante nous explique, à nous les membres de l’entourage, en long et en large en quoi consistera le traitement offert à notre proche afin que nous ayons une vue d’ensemble de la situation et que nous n’agissions pas de manière à nuire au rétablissement, afin aussi que nous puissions être rassurés et poser des questions judicieuses susceptibles d’orienter encore mieux l’équipe traitante. Nous devons sentir que l’équipe est compétente, qu’elle se tient et qu’elle a à sa disposition tous les outils dont elle a besoin pour mener à bien sa tâche. Je sais qu’il existe une panoplie d’outils (on nous en présente de nouveaux chaque année aux JASM!) et je m’attends à ce que ceux qui conviennent le mieux à mon proche soient utilisés par son équipe traitante.

    Je comprends que les personnes atteintes ont souvent une pensée rigide et qu’il est parfois difficile de dialoguer et de créer un lien de confiance, mais je m’attends à ce que les « professionnels » emploient différentes techniques (p. ex. remédiation cognitive, validation, TCC, approche motivationnelle) pour améliorer la situation et faire progresser, lentement mais sûrement, mon être cher.

    Si les professionnels ne reçoivent pas la formation requise, ils doivent s’en plaindre à leurs supérieurs et leur ordre professionnel. En fait, ils devraient pouvoir demander conseil à un superviseur clinique afin d’améliorer constamment leurs interventions. Nous tous, nous ne devons pas tolérer des façons de faire rétrogrades, qui n’atténuent pas la souffrance de nos proches et sont irrespectueuses de leur potentiel.

    Danielle Lefebvre
    Post count: 0

    Bonjour. Je viens de visionner la conférence Comment mieux impliquer les familles et je souhaite vivement que les nouvelles pratiques se répandent comme un feu de poudre. Un gros merci à vous toutes, mesdames, ainsi qu’à Mme Riendeau, pour ses commentaires judicieux.

    À titre de membre de l’entourage, j’ai rencontré beaucoup de murs de toutes sortes qui ont nui davantage à ma santé que la maladie de mon proche. La difficulté de se parler et de se comprendre entre aidants (proches, intervenants et autres professionnels) a un impact énorme et insidieux et c’est bien souvent ce qui nous rend émotifs et même agressifs envers le réseau. Ce qui n’est pas très bon pour le lien de confiance en général.

    J’ai vu le slogan du réseau Avant de craquer et le matériel qui accompagne le début de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales et je crois que c’est effectivement à cette étape charnière que nous sommes rendus. Parlons-nous! Ni vous ni moi ne sommes parfaits, mais notre bonne volonté et notre désir de travailler au mieux-être d’une personne qui souffre profondément ne peuvent que porter fruit. Il ne faut jamais oublier que tous les parents qui s’impliquent le font dans l’espoir d’un mieux-être pour leur proche et que ceux qui ne s’impliquent pas peuvent avoir été découragés de le faire par le passé par le réseau lui-même.

    J’espère que la mesure 1.4 du PASM sera appliquée avec plaisir et persévérance non seulement dans les grands centres de notre province, mais partout en région. En Outaouais, l’organisme à l’intention des familles, L’Apogée, fait déjà sa part pour susciter la collaboration du réseau de la santé. Elle a créé le prix Coup de coeur qui est remis à un employé du réseau de la santé qui se démarque par son attitude particulièrement humaine et aidante envers les familles. Les membres de l’organisme lui proposent des noms et un tirage est fait deux fois l’an. L’organisme s’efforce aussi de collaborer le plus possible avec tous ses partenaires.

    Longue vie à la communication et à la collaboration!

    admin_cerris
    Admin bbPress
    Post count: 125

    Bonjour Danielle,
    Nous partageons votre point de vue qu’une collaboration avec l’équipe traitante où il y a un partage d’informations et de connaissances profitera au suivi de votre proche. C’est en étant bien informée que vous pourrez contribuer davantage. Le professionnel joue certainement un rôle clé dans ce partage d’information et le développement d’une relation de collaboration. Son rôle auprès de votre proche en est aussi un de partenariat. Ensemble, ils identifieront des objectifs à travailler en vue de réaliser son projet de vie. Le professionnel veillera à inclure, avec l’accord de la personne en suivi, toutes les personnes susceptibles de l’aider en ce sens. Il est attendu que le professionnel utilise les bonnes pratiques dans ses interventions qui mèneront à l’atteinte des objectifs colligés au plan d’intervention (liens pdf aide-moire plans intervention et rétablissement). Il a aussi le devoir de se maintenir à jour dans cette pratique, entre autres, par des formations. De plus, la supervision clinique est certainement un excellent moyen de soutenir le développement de ses compétences professionnelles. Dans ce sens, certaines équipes telles les SIV (soutien d’intensité variable) et les SIM (suivi intensif milieu) font même l’objet d’une homologation qui assure une fidélité aux modèles de pratique reconnus parmi les meilleures en santé mentale. Par ailleurs, le CNESM (Centre national d’excellence en santé mentale) offre du soutien à ces équipes dans le but d’assurer une amélioration continue de la qualité (lien site CNESM). Enfin, outre les compétences, une attitude porteuse d’espoir, une confiance dans le potentiel de la personne et le soutien dans la reprise de pouvoir sur sa vie devraient faire partie des qualités que nous retrouvons chez les professionnels en santé mentale.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans par  admin_cerris.
    admin_cerris
    Admin bbPress
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    Tout comme vous le soulignez, divers défis demeurent à relever en vue d’améliorer la collaboration entre les équipes traitantes et les familles. Nos capsules vidéo « Familles et personnes significatives » et « Paroles de familles » en font également état.
    Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre projet et de la reconnaissance des différentes initiatives qui sont actuellement déployées à travers le Québec pour favoriser de meilleures collaborations entre les familles et les équipes traitantes (lien vers capsule pédagogique).
    Félicitations aux intervenants ainsi qu’aux différents organismes qui s’engagent activement en ce sens.
    L’équipe du projet CÉRRIS-CNESM

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